Disney’s DuckTales sur NES : le test rétro du pogo de Picsou
Tu te souviens quand Picsou sautait sur sa canne ?
Tu te souviens de ce jeu où le plus radin des canards traversait l’Amazonie, la Transylvanie et même la Lune comme si c’était une petite balade du dimanche ? Disney’s DuckTales sur NES, c’est exactement ce genre de cartouche. Tu lances le jeu, la musique te colle direct dans la tête, et deux minutes plus tard tu rebondis sur une canne comme si c’était le moyen de transport le plus normal du monde.
Le plus drôle, c’est que le jeu ne cherche pas à être une simple pub interactive pour le dessin animé. On retrouve l’univers de La Bande à Picsou, oui, mais Capcom en fait un vrai jeu de plateformes. Pas juste un truc mignon avec des personnages connus. Il y a du rythme, des secrets, des trésors partout et cette fameuse canne-pogo qui donne toute son identité au jeu.
Disney’s DuckTales

Développeur : Capcom
Éditeur : Capcom
Plateforme testée : Nintendo Entertainment System
Genre : Jeu de plateformes, action, exploration
Thèmes : Trésors, aventure, dessin animé Disney, exploration, canne-pogo
Date de sortie : septembre 1989, 🇫🇷 décembre 1990
Picsou, aventurier plus agile qu’il en a l’air
Dans DuckTales, on incarne Balthazar Picsou, parti récupérer cinq trésors légendaires dispersés dans le monde. Sur le papier, ça pourrait être une chasse au trésor très classique. En jeu, ça devient une série de niveaux assez variés, avec des pièges, des ennemis, des coffres cachés et des personnages qui viennent donner un coup de main ou juste rappeler que l’on est bien dans l’univers Disney.
Picsou peut sauter, frapper avec sa canne et surtout l’utiliser comme un pogo stick. C’est cette capacité qui change tout. En maintenant la bonne combinaison de boutons, il rebondit sur les ennemis, passe au-dessus des pics, détruit certains obstacles et atteint des plateformes en hauteur. Le mouvement demande un petit temps d’adaptation, mais une fois qu’on l’a dans les doigts, le jeu devient super agréable.


Une canne qui fait presque tout le gameplay
La canne de Picsou n’est pas juste un gadget. C’est son arme, son outil, son bouclier improvisé et son passeport pour explorer les niveaux. On peut s’en servir pour attaquer certains ennemis, frapper des coffres ou pousser des blocs. Mais le vrai plaisir, c’est le rebond. DuckTales donne l’impression de transformer chaque niveau en petit terrain de jeu où l’on cherche la bonne trajectoire.
Contrairement à beaucoup de jeux de plateformes NES où il suffit surtout de courir et sauter, DuckTales demande de penser un peu autrement. Il faut trouver où rebondir, repérer les murs suspects, essayer de taper les coffres et vérifier si un passage secret ne se cache pas quelque part. Ce n’est pas un jeu immense, mais il est dense. Il y a souvent un diamant, une vie ou un trésor à découvrir dans un coin.
Des niveaux qu’on choisit presque comme une aventure
L’une des bonnes idées du jeu, c’est de laisser choisir l’ordre des cinq destinations principales. Picsou peut partir en Amazonie, dans les mines africaines, en Transylvanie, dans l’Himalaya ou carrément sur la Lune. On n’est pas dans une liberté totale à la Zelda, mais pour un jeu de plateformes NES de 1989, cette sélection donne déjà une sensation d’aventure.
Chaque zone a son ambiance. L’Amazonie joue la carte de la jungle et des trésors enfouis. La Transylvanie met en scène un château hanté, avec des fantômes et des couloirs plus mystérieux. Les mines africaines sont plus souterraines, l’Himalaya glisse vers la neige et la glace, et la Lune part dans le délire spatial. Le jeu reste simple visuellement, mais il arrive à donner une identité à chaque niveau.


La Bande à Picsou, mais version cartouche
Le jeu pioche pas mal dans le dessin animé. On croise Riri, Fifi et Loulou, Zaza, Flagada Jones ou encore Géo Trouvetou. Ils ne sont pas là pour faire de longs dialogues, mais ils donnent des indications, débloquent parfois un passage ou transportent Picsou. C’est assez discret, mais suffisant pour que la licence ne ressemble pas à une décoration collée sur un jeu quelconque.
Côté adversaires, on retrouve aussi des têtes connues comme Gripsou et Miss Tick. L’idée reste simple : Picsou veut récupérer les trésors et éviter que ses rivaux ne mettent la main dessus. On n’a pas besoin d’un scénario de trois heures. Le jeu fonctionne parce qu’il donne vite envie de repartir chercher des gemmes, des coffres et des passages cachés.


Un jeu court, mais pas vide
DuckTales n’est pas très long, surtout quand on connaît les niveaux. Une partie peut se terminer assez vite. Mais à l’époque, ce côté compact n’était pas forcément un défaut. On pouvait recommencer, tester un autre ordre de niveaux, chercher plus de trésors, améliorer son score ou tenter une difficulté supérieure. Le jeu propose d’ailleurs trois niveaux de difficulté, ce qui permet de corser un peu les choses.
La difficulté reste plutôt correcte pour de la NES. Ce n’est pas une promenade, mais on est loin de certains titres qui te punissent à chaque centimètre. DuckTales est exigeant surtout parce qu’il faut maîtriser le pogo, comprendre les hitbox et ne pas se précipiter dans les zones dangereuses. Quand on meurt, on a souvent l’impression d’avoir fait une bêtise, pas d’avoir été piégé gratuitement.
Le charme Capcom sur une licence Disney
Ce qui saute aux yeux aujourd’hui, c’est que Capcom ne s’est pas contenté de faire un jeu sous licence vite fait. Le contrôle est propre, les niveaux sont lisibles, les musiques ont une vraie personnalité et l’ensemble a ce petit feeling arcade propre aux bons jeux NES. Le thème de la Lune, en particulier, est devenu l’un des morceaux les plus connus du catalogue Capcom sur 8 bits.
On sent aussi une certaine proximité avec les jeux d’action de Capcom de l’époque. Sans être un Mega Man avec un canard, DuckTales partage cette envie de proposer des niveaux distincts, des ennemis reconnaissables et un personnage central dont le gameplay repose sur une mécanique forte. Ici, cette mécanique, c’est la canne. Et franchement, elle suffit à rendre le jeu encore agréable aujourd’hui.


Portages, remake et versions à connaître
DuckTales a aussi eu droit à une version Game Boy, forcément plus réduite visuellement, mais basée sur le même principe. Plus tard, le jeu a été remis en avant avec DuckTales: Remastered, sorti en 2013, qui reprend la structure du jeu NES avec des graphismes dessinés à la main, des voix et des scènes supplémentaires. Ce remake est plus bavard, plus moderne, mais certains préféreront toujours la nervosité de la cartouche originale.
Le jeu NES est aussi revenu dans The Disney Afternoon Collection, une compilation qui regroupe plusieurs jeux Disney de Capcom. C’est une bonne porte d’entrée pour découvrir DuckTales à côté de Chip ‘n Dale Rescue Rangers, Darkwing Duck ou TaleSpin. Mais si on parle pur feeling rétro, la version NES garde une saveur particulière. Elle va droit au but, sans trop parler, et laisse la manette faire le boulot.


Verdict Pixel Cartouche
Disney’s DuckTales sur NES reste un excellent jeu de plateformes. Il est court, oui, mais il est précis, varié et super plaisant à prendre en main une fois que le pogo est maîtrisé.
Le jeu réussit surtout à faire vivre La Bande à Picsou sans se reposer uniquement sur le nom Disney. Picsou est fun à jouer, les niveaux donnent envie d’explorer, et la chasse aux trésors colle parfaitement au personnage.
Même sans nostalgie pour le dessin animé, on comprend vite pourquoi le jeu est resté dans les mémoires. DuckTales, c’est du Capcom solide, du Disney bien utilisé et une idée de gameplay toute bête qui fonctionne encore. Picsou qui rebondit sur sa canne, ça n’avait pas l’air sérieux. En fait, c’était du génie de cartouche.
Sources et références
- GameFAQs : Disney’s DuckTales Release Information for NES
- MobyGames : Disney’s DuckTales (1989)
- Jeuxvideo.com : DuckTales : La Bande à Picsou sur NES
- SensCritique : DuckTales : La Bande à Picsou (1990)
- DigitPress : DuckTales NES manual transcription
- Steam : The Disney Afternoon Collection
- Capcom : DuckTales Remastered online manuals
- Nintendo : The Disney Afternoon Collection, fiche Nintendo